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 Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes

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Rép. de Munto Cordia

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MessageSujet: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 0:40

Tout va presque bien,
dans le meilleur des nouveaux mondes ...

[Voix 1] Gravité artificielle désactivée ! Tous les systèmes dans le rouge !
[Voix 2] Les capteurs externes ne répondent plus. Aucuns contacts avec la salle des machines.
[Voix 3] Blessés ici ! Où est la médicale ?
[Voix 4] Les sas sont fermés ! Aucuns rapports du reste du vaisseau !
[Voix 5] Erreur critique sur tous les écrans !

La lumière rouge de l’éclairage de combat clignotait, plongeant la passerelle dans le noir complet par intermittence. Les écrans des différents ordinateurs de bords, affichant une multitude de messages d’erreurs jetaient alors des halos blafards sur les visages tendus des membres de l’équipage. Les alarmes mécaniques avaient remplacé le hululement habituel des sonneries signalant des dommages critiques. Les carillons fixés au-dessus des portes faisant résonner un tintamarre assourdissant sur toute la passerelle. Devant elle, les volets blindés étaient fermés. Impossible de savoir ce qui se passait à l’extérieur. Quant à sa propre situation, elle s’aperçu presque comme dans un songe que ses pieds ne touchaient pas le sol, mais elle ne les sentait plus.

[Voix 3] Communications hors d’usage ! Balise de détresse injoignable.

Elle flottait, à l’horizontal … Ou à l’envers … Ou … En fait elle n’en savait rien. Un liquide chaud coulait le long de sa tempe. Sa vision était floue, des gouttelettes rouges flottaient devant ses yeux.

[Voix 5] Madame je … Madame ?

Une enseigne, agrippée à son siège, leva la tête dans sa direction. Un air horrifié passa sur son visage. Elle ne sentait plus rien au-dessous de la ceinture. Elle voulut articuler quelques mots, mais sa gorge était sèche, un gout amer et ferreux lui emplit la bouche.

[Voix 5] Commandant Simbali ! Commandant Simbali ! L’Amirale est blessée !

Le commandant Simbali, qui avait activé ses bottes à verrou magnétique se tenait debout au milieu du chaos, lançant des ordres à droite et à gauche pour mettre de l’ordre sur cette passerelle chaotique. Un incendie s'était déclaré au niveau du pont d'observation, l'ordinateur de navigation avait prit un siège, il était hors d'usage, et les systèmes anti-incendie s'était activé sur toute la passerelle. Il était trempé jusqu'aux os, et avait l'air d'un oiseau mal dégrossi. Mais un oiseau déterminé. Il se tourna vers le corps flottant à quelques mètres de lui au-dessus du pupitre de commandement :

[Cmdt. Simbali] Bordel. Toubib ! Ici ! Maintenant !

Le médecin de pont, le Lieutenant de vaisseau Marouane Julaan, qui se tenait à côté de deux hommes se tenant la tête, les accrochant à des barres de sûreté à l’aide de lanières de cuir, répond, d’une voix pressée, avec un ton sans réplique :

[Ltnt Julaan] J’ai deux commotions et une fracture de la clavicule ici Commandant. Si ça peut attendre, ça attendra.
[Cmdt. Simbali] Une fracture de la colonne, ça peut attendre d’après vous ? Bougez-vous le cul ! L’amiral a besoin de soin.
[Ltnt. Julaan] Bordel de … COMMUNICATIONS ! Je veux un contact avec la baie médicale ! Maintenant !
[Enseigne] Les communications internes sont totalement hors d’usage Lieutenant. L’ordinateur n’envoie aucune réponse de tout le vaisseau.
[Ltnt. Julaan] Simbali, si vous voulez que vos gars, et que l’Amirale s’en sortent, vous avez intérêt à me trouver rapidement un service médical compétent ! Et au complet ! Lance alors avec humeur le Lieutenant Julaan en se propulsant en direction du corps flottant dans les airs de l’Amiral. ENSEIGNE ! Reprend-t-il aussitôt à l’attention de l’officier de communication, si ça marche pas, ça marche pas. Inutile de vous acharner comme un guignol. Surveillez vos deux copains, et prévenez-moi si leur état évolue.

Constatant qu’on s’occupe désormais de l’Amirale Corde, qui venait de perdre conscience, le Commandant Simbali chasse son anxiété d’un mouvement de tête et se concentre à nouveau sur sa passerelle. S’il ne peut avoir de rapports mécaniques, il aura un rapport visuel.

[Cmdt. Simbali] Enseigne ! Ouvrez-moi les volets blindés. Nos vitres ne sont pas endommagées et je veux avoir un aperçu de la bataille.
[Enseigne] Les commandes ne répondent pas Commandant !
[Cmdt. Simbali] EH BAH TU TE SORS LES DOIGTS DU CUL ET TU TOURNES LA MANIVELLE CAPORAL DUCON.

Simbali se planta au milieu de la passerelle, un air déterminé sur le visage. Autour de lui, l’équipage avait cessé son travail, fixant avec anxiété les volets qui s’ouvraient devant eux. Tout le monde s’attendait à trouver une flotte Xenos triomphante, trônant dans le vide spatial au milieu des épaves des vaisseaux de la flotte. Au lieu de cela, ils constatèrent immédiatement qu’ils étaient environnés des décombres du Caucasus, qui flottaient en désordre autour d’eux. Les trois milles membres d’équipage du cuirassé étaient tous morts. La passerelle avait été arrachée à la coque du cuirassé, et les sas de sécurité s’étaient refermés, enfermant les trente membres d’équipage tout seul sur cette dernière, avec des réserves d’énergie limitées par la batterie de secteurs, et des niveaux d’oxygène en chute libre.

Simbali réagit du tac-au-tac. Il fallait qu’il sache quelles étaient ses marges de manœuvre :

[Cmdt. Simbali] Niveau des réserves de secteur, et niveau des réserves d’oxygène.
[Enseigne] Pour l'énergie ça va. Pour l’oxygène, c’est déjà plus la merde. Les réservoirs d’urgence ont été perforés d’un éclat apparemment. L’un d’eux se vide rapidement.
[Cmdt. Simbali] Transférez un maximum d’oxygène dans le second. Ca nous laissera quelques heures.

Simbali continuait de fixer la scène autour de lui. Il fut frappé par l’absence d’étoiles et de lumière autour de lui. Lorsque le Caucasus avait été touché, la flotte était encore fortement illuminée par les étoiles environnantes et le disque d’accrétion du trou noir de Sarekuwa. Ils n’étaient pas au même endroit. C’est sûr. Il avait donc besoin d’avoir un point de vue sur ce qui l’entourait.

[Cmdt. Simbali] On a accès aux propulseurs d’appoint ?
[Timonier] Quatre sur seize commandants. Trois sont fonctionnels mais leurs réserves de monopropellant sont vides. Les autres sont hors d’usage.
[Cmdt. Simbali] Possible de concentrer le fuel restant vers les propulseurs fonctionnels ?
[Timonier] Négatif. Les tuyaux sont soit bouchés, soit les pompes sont HS. En tout cas y’a rien qui passe.
[Cmdt. Simbali] Vous pouvez nous faire pivoter ?
[Timonier] Sur nous-mêmes ? Ça devrait pouvoir se faire oui. Mais sans assistance par ordinateur, et avec seulement quatre propulseurs sur seize, qui plus est pas forcément répartis de manière optimale, ça va être bien sportif monsieur.
[Cmdt. Simbali] Vous pouvez le faire. C’est ça ou on crève ici. Ou qu’on soit …
[Timonier] Laissez-moi dix minutes pour reprogrammer les commandes.

Simbali hocha la tête et se retourna vers le pont. C'était déjà moins le chaos. Mais pas encore une situation propre et nette comme il l'aimait.

[Cmdt. Simbali] Enseigne Wilson, Trouvez quelqu’un d’autre pour surveiller ces deux-là. J’ai besoin de vous pour le diagnostic des dégâts de l’antenne com.
[Enseigne Wilson] Je n’ai pas besoin d’être derrière mon écran pour vous le faire monsieur. Elle est coupée en deux.
[Cmdt. Simbali] Et on peut bricoler un truc ?
[Enseigne Wilson] Avec une tige en titane et un câble je peux nous faire un truc oui. Mais on n’excédera pas les quatre ou cinq kilomètres de portée.
[Cmdt. Simbali] Actuellement notre portée étant de très exactement zéro millimètres, je prendrais ça pour un mieux. Équipez-vous et prenez deux gars avec vous. Vous allez sortir. Reinhardt, trouvez lui un câble en cuivre et une tige de titane. Démontez un PC s’il le faut.
[Enseigne Wilson] Oui Monsieur.

Dix minutes plus tard, alors que Simbali s’était installé à côté de l’Amirale, fixée à une civière aimantée et soumise aux bons soins du médecin de pont, le Timonier, depuis son poste de commande, signala qu’il était paré à manœuvrer. Aussitôt, Simbali se redressa, et abandonnant le visage pâle et la respiration lente et saccadée de son officier supérieur traversa la passerelle au petit trot.

[Cmdt. Simbali] Lancez la manœuvre, lança-t-il en s'agrippant au siège du timonier.

Le visage tiré par la concentration, les yeux rivés sur ses instruments, le pilote activa l’un de ses thrusters d’appoint pour imprimer un lent mouvement de rotation au vaisseau. Hélas, du même coup, il provoqua une translation de l’appareil vers la gauche, qui l’envoya valdinguer contre un imposant morceau de blindage qui flottait à proximité. Avec un craquement sinistre, et dans un hurlement de tôles froissées, le vaisseau partit aussitôt en sens inverse.

[Timonier] C’était pas prévu ça.
[Cmdt. Simbali] Stabilisez-nous. Wilson va sortir. Je n’ai pas envie qu’il finisse écrasé contre un débris.

Le timonier poussa à nouveau un léger coup de thrusters afin de supprimer toute vitesse, puis de bloquer le mouvement de tonneau léger de l’appareil. Ce qui exigea à nouveau quelques coups de thrusters afin de faire cesser d’autres mouvements d’assiette et d’autres mouvements de translation.

[Timonier] J’vais pas y arriver monsieur, souffla le timonier entre ses dents. Sans assistance par ordinateur c’est impossible.
[Cmdt. Simbali] Vous allez y arriver, répondit durement Simbali. Et vous allez même y arriver sans bouffer toutes nos réserves de monopropellant. Aller mon gars, vous avez été formé pour ça.

Nouvelle pulsion de thruster. Le timonier choisit la stratégie de la fuite en avant, et imprima un léger mouvement de rotation à la passerelle, qui commença à tourner lentement sur elle-même. La translation, en revanche, envoya le débri valdinguer a peu prêt n'importe ou, et le timonier multiplia les manoeuvres pour éviter les obstacles, tout en maintenant le lent mouvement rotatif. C'était globalement du grand n'importe quoi. Mais avec quatre thrusters sur seize, non idéalement réparti, et sans assistance par ordinateur, c'était déjà un exploit qu'il arrive à déplacer le vaisseau globalement dans la bonne direction. Alors, le spectacle qui s’offrit à eux fut à la fois terrifiant et magnifique : plusieurs dizaines de vaisseaux de la DSF flottaient dans l’espace, les uns à côtés des autres. Les ombres imposantes des croiseurs de bataille Josq Fomat et Aldebaran écrasant de leur masse colossale les croiseurs légers et les cargos qui flottaient autour d’eux. Un léger scintillement iridescent, autour de l’Aldebaran indiquait que son phaseur quantique était activé. Et tout autour d’eux, le noir absolu. Pas une étoile.

[Enseigne Wilson] La flotte ! C’est la flotte !

Simbali avait du mal à y croire. L'Amiral avait ordonné au capitaine Hackerman d'activer son phaseur quantique, et de faire le bond PRL à travers le trou noir, mais personne, vraiment personne, à bord du Caucasus ne s'était attendu à s'en sortir. Et maintenant, il s'avérait qu'en fait, les décombres du cuirassé avaient été pris dans la bulle quantique et expédiés de l'autre côté du Trou noir. Incroyable ! Ils étaient passés ! Mais pour autant, ils n'étaient pas encore tirés d'affaire.

[Cmdt. Simbali] Oui. Et le Phaseur Quantique est activé. Ça veut dire que la raison pour laquelle il fait tout noir, c’est qu’on est encore derrière l’horizon des événements du trou noir. Ils doivent être en train de coordonner leurs propulseurs pour déplacer toute la flotte à l’intérieur de la bulle de phase afin de s’éloigner du trou noir. Si on ne bouge pas vite, les forces de marée vont nous réduire en bouillie. Pas le temps de réparer les antennes. Pilote ! Foncez leur dessus ! Vous autres, activez tous les systèmes, augmentez notre signature énergétique au maximum ! Il faut qu’ils nous voient.

Pendant ce temps, à bord de l’Aldebaran …

Dina se tenait debout sur la passerelle, à côté du Capitaine Hackerman, lequel tenait son équipage au complet à son poste de combat. Devant eux, un peu sur leur droite, se trouvaient les débris du Caucasus. Toute la portion avant du cuirassé flottait dans le vide, coupée nette par la bulle quantique lors du saut, et environnée de dizaines de décombres flottant dans un ordre chaotique. Deux impressionnants trous cerclés de métal déchiré ornaient sa carlingue à l’endroit ou deux lances à particules l’avaient atteint. Autour du vaisseau amiral, le reste de la flotte flottait en bon ordre, les rapports affluaient sur le pont et Hackerman les filtraient les uns après les autres. De son côté, Dina faisait la checklist de l’appareil. Elle avait remplacé l’enseigne mécanique au pied levé lorsqu’il avait été blessé. Une banale commotion, après qu’un impact contre les barrières cinétiques du vaisseau avait provoqué un choc qui l’a jeté contre son poste de travail. Rien que la baie médicale ne pouvait soigner, mais la bataille était finie pour lui. Et comme Dina passait par là, et que la mécanique c’était son truc, elle l’avait relevé au pied levé. Finalement, sa check list étant terminée, elle annonça à l’attention du capitaine :

[Dina Quayl’Umbra] Tous les systèmes sont Ok. Barrières cinétiques à 95%, mais d’après mes calculs, on devrait avoir franchi le Trou Noir de Sarekuwa et se trouver en New Eden à présent.
[B. Hackerman] Ok. Donc s’il fait tout noir c’est parce …
[Dina] Parce que nous sommes derrière l’horizon du trou noir oui. J’ai signalé à la salle des machines de ne couper le Phaseur Quantique que sur mon ordre. Tout ce qui passera hors phase ici se transformera instantanément en bille de quelques millimètres de diamètre.

Hackerman hocha la tête. Il fixa pensivement pendant plusieurs secondes l’épave du Caucasus, droit devant lui.

[B. Hackerman] Bon. Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?
[Dina] Ben … C’est toi le chef alors …
[B. Hackerman] Non. Moi je suis capitaine de l’Aldebaran. Toi tu étais la femme de confiance de l’Amirale. Si elle t’a placée ici, à bord de l’unique vaisseau qui devait réchapper de la bataille, c’est qu’elle s’attendait à ce que, si les choses tournaient mal pour elle, tu prennes le commandement. Donc, quels sont tes ordres ?
[Dina] Mes … Ne soit pas ridicule ! Je n’ai aucune formation militaire.
[B. Hackerman] Non. En effet. Mais tu es une ingénieure. Et si nous sommes bien en New Eden, alors nous allons bientôt nous trouver face à un excédent de militaires, et une pénurie d’ingénieurs. Donc, quels sont tes ordres ?
[Dina] Ben … Je sais pas … Tirons-nous d’ici … Hasarda-t-elle.

Hackerman sembla se contenter de cet ordre. Il hocha la tête, et transmit à tout l’équipage l’ordre de coordonner les systèmes de propulsion de la flotte, afin qu’ils restent dans la bulle quantique pendant tout le laps de temps nécessaire à l’activation des moteurs de warp. Il fallait se positionner à une distance raisonnable de l’écrasante masse du trou noir pour désactiver le phaseur quantique, et ce, avant que la flotte ne se trouve en pénurie d’énergie. Mais à cet instant, l’enseigne de pont en charge des systèmes de détection tempêta :

[Enseigne] Un objet émettant une forte signature énergétique fonce droit sur le pont ! Je répète ! Objet non identifié en trajectoire d’interception avec l’Aldebaran.
[B. Hackerman] Batterie de feu avancée, verrouillez la cible. Enseigne, diagnostic visuel : il est où ?
[Enseigne] Sa trajectoire est erratique à présent. Si c’est un vaisseau Xenos, il est sévèrement touché !

Un frisson parcourut l'échine de Dina. Si c'était un drone Xenos, il était bien possible que tout un escadron se cache encore dans les décombres du Caucasus. Et si un seul de ces drones à la programmation relativement basique quasait une torpille à proton sur l'Aldebaran, il était possible que les dommages causent la désactivation du phaseur quantique, l'effondrement de la bulle, et leur fin à tous. Mais à cet instant, la radio de bord crépita. C’était l’officier de commandement de la batterie CIWS qui venait de verrouiller l’objet.

[Officier] Passerelle ? Ici poste 5-1. Votre objet, c’est la passerelle du Caucasus. Ses systèmes de propulsion d’orientation semble s’être activés et fonctionner de manière erratique.
[Enseigne] La signature energétique évolue. Elle pulse à un rythme régulier à présent.
[B. Hackerman] Un rythme régulier ? Fit Bobby Hackerman, incrédule.
[Enseigne] Trois signaux courts, trois signaux longs.
[Dina] Du morse. C’est un SOS.
[Enseigne] Des … Des survivants ?
[B. Hackerman] Scannez moi cette passerelle ! Balayage thermique et rayon infrarouge. S’il y a des formes de vie à bord, envoyez un vaisseau pour l’intercepter. Il faut les évacuer.

Dina, les yeux rivée sur ses écrans, s’empressa d’ajouter :

[Dina] Fais vite Bobby. Nos réserves énergétiques sont à dix pour cent. Si on s’attarde trop, on n’aura plus assez d’énergie pour s’éloigner du trou noir ! Et la bulle quantique va se couper toute seule.
[Enseigne] Signaux de vie à bord. Trente personnes environ. Impossible d’ouvrir un canal de communication avec eux.
[B. Hackerman] Préparez deux navettes. Et une équipe médicale.
[Dina] Et un vaisseau remorqueur. Vu leur trajectoire, ils n’ont plus d’assistance à la stabilisation, et leur manque pas mal de thrusters pour que l’ensemble tienne droit. Dans ces conditions, ils ne pourront pas se docker. Je vais avec eux. J’essaierai de stabiliser d’abord la passerelle pour qu'ils puissent approcher.
[B. Hackerman] Dina … N’importe quel pilote peut le faire aussi bien que toi …
[Dina] C’est moi qui commande t’as dit. Et je dis que j’y vais. Point.
[Enseigne] Quoi que vous fassiez, faites le vite : si elle continue sur ce schéma de course global, la passerelle va sortir de la bulle quantique dans une heure et demi.

Dina n’attendit pas la réponse d’Hackerman. Elle se rua hors de la passerelle pour rejoindre les sas d’équipements et les équipes d’intervention. Elle n'osait espérer que l'Amirale Corde soit encore en vie. Mais au fond, c'était la raison pour laquelle elle y allait. Tout ça, c'était trop soudain. Il fallait que Corde soit toujours là, qu'elle prenne les commandes de la mission. Il fallait qu'elle ne les laisse pas tomber. Dina jugeait elle-même qu'elle n'y arriverai pas. Elle avait besoin de l'expérience de l'Amirale. Ne faisant ni une ni deux, elle enfila une tenue de cosmonaute, ajusta son équipement et se fit intégralement vérifiée par ses collègues afin de s’assurer que sa combinaison était bien étanche. Et au bout d’une bonne vingtaine de minutes de préparation, elle rejoignit le hangar latéral du croiseur de bataille, dans lequel était entreposée l’escadre de SF-296 et les navettes de reconnaissance que l’on devrait utiliser lors de l’approche terminale d’une planète, ainsi que les massifs vaisseaux remorqueurs, employés pour docker le croiseur de bataille à une station spatiale. Deux navettes et un vaisseau remorqueur, suspendus à leurs treuils de lancement, se trouvaient actuellement en phase de préparatifs finaux. On retirait les tuyaux de ravitaillement en fuel des deux navettes, et on refermait les clenches de sûreté des réservoirs de monopropellant. Moins de trois minutes plus tard, les deux équipes étaient embarquées dans leurs navettes, et Dina prenait place derrière son poste de contrôle. Devant elle, les techniciens et mécaniciens du pont couraient vers les sas de sûreté alors que le compte à rebours avant décompression résonnait avec force dans le hangar.

Lorsque la voie égraina « zéro » et que le dernier des techniciens eut quitté la salle, un chuintement sonore retentit alors qu’on ajustait le différentiel de pression intérieur extérieur. Puis, bientôt, avec un rugissement sonore et un vrombissement mécanique, accompagné des sirènes du hangar, toute la pièce bougea le long des rails à géométrie variable pour sortir sous le ventre du croiseur de bataille, en un impressionnant déplacement de masse. Le vide spatial "s'engouffra" dans les hangars et apparut dans toute son immensité, devant les yeux de la Telaari. Les systèmes de projection holographique de l’ordinateur de bord lui indiquèrent sa cible qui se mouvait de manière chaotique au milieu des décombres, d'un flash lumineux rouge sur son pare-brise. L’indicateur de distance montrait vingt-cinq kilomètres.

[Dina] Passerelle, ici Mamouth. Initialisation de la séquence de décollage, égraina-t-elle en reprenant l'indicatif qui lui avait été donné pendant le briefing de la mission.
[Zoulou 1] Zoulou 1 à passerelle. Pareil.
[Zoulou 2] Passerelle de Zoulou 2. Allumage propulseurs. Décrochage du rail dans 5, 4, 3, 2, 1 … Zoulou 2, libéré. Trajectoire vers la cible établie. Je transmets.

A côté d’elle, Zoulou 2 venait de se stabiliser dans les airs, ses thrusters compensant la poussée minimale imprimée par le réacteur le temps de stabiliser l’assiette de l’appareil. Puis, sans un bruit, ils se désactivèrent et Zoulou deux commença à glisser lentement hors du hangar. Zoulou un suivit le même processus, et bientôt, l’affichage holographique du tableau de bord indiqua leurs deux trajectoires prévues devant les yeux de la telaari, en vert et en jaune.

Ce fut alors au tour de Dina, alias Mamouth, de suivre le même procédé. Elle se déchargea de la responsabilité de maintenir le vaisseau avec une vitesse relative (par rapport au croiseur de bataille) de zéro auprès de son ordinateur de bord, puis décrocha le rail qui maintenait son appareil fixé au plafond. Une fois cela fait, elle activa ses thrusters supérieurs pour descendre à la vitesse de dix centimètres par secondes. Une fois les cinq mètres réglementaires au-dessous du rail atteint, elle activa les thrusters inférieurs, et bloqua sa vitesse verticale autour de zéro. Tout allait bien, tout était en ordre. Elle coupa alors ses thrusters avant et augmenta la poussée de ses propulseurs jusqu’à cinq mètres par seconde, puis les coupa. Le remorqueur glissa lentement et silencieusement hors du hangar pour rejoindre les deux navettes. Elle usa de ses thrusters pour ajuster sa vitesse sur celle des navettes, puis ouvrit un canal vers les deux appareils.

[Dina] Mamouth à Zoulou 1. Vitesse ajustée, assiette stable. Tout va bien dans le meilleur des nouveaux mondes. On peut y aller.
[Zoulou 1] Allez-y Mamouth. On vous suit.
[Dina] Vitesse fixée à 25 mètres par seconde pour la première phase d’approche. Réglez-vous sur moi pour le paramétrage de la vitesse relative.
[Zoulou 1] Reçu Mamouth. Paramètres confirmés.
[Zoulou 2] De Zoulou 2 à Mamouth. Paramétrages confirmés.
[Dina] C’est parti les gars. On y va en douceur.

Et les trois appareils s’élancèrent, filant lentement sous le croiseur pour atteindre la vitesse fixée par Dina. Il ne fallait pas voler trop vite, car les décombres environnant le Croiseur de bataille posaient de sérieux problèmes de navigation. Hélas, cela supposait aussi d’imprimer de très nombreuses et éprouvantes corrections de trajectoires, aussi bien pour suivre la trajectoire du débris que pour éviter les décombres. Toutefois, au bout d’une vingtaine de minutes, les deux appareils arrivèrent au niveau de la passerelle. Hélas, stabiliser leur vitesse sur cette dernière serait bien plus complexe. Dina prit donc l’initiative de se placer immédiatement en position de remorquage.

[Dina] Mamouth à Zoulou 1 et 2. Je lance les grappins magnétiques. Tenez-vous prêts.

MJ ? Test de compétence pour réussite de la manœuvre ?
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Fate
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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 0:44

Lancés de dés

Considérant la situation (décombres, mouvements erratiques de la cible,
rotation ...), l'action est considérée comme difficile, et demandera un jet de dextérité (1D12).

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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 0:46

Jet de dextérité

Niveau de caractéristique : 9
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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 0:46

Le membre 'Derylion Sector Starfleet' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'D12' : 12
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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 0:46

ÉCHEC CRITIQUE ! OH YEAH !

Cette aventure commence super bien.
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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 10:41

Conséquences

L'action ayant échoué de manière critique, les conséquences sont les suivantes :
  • Le filin de treuil est inutilisable.
  • La passerelle a subit de légers dommages (Rien de critique cependant, il en faut plus pour détruire la citadelle blindée d'un vaisseau de guerre).
  • La passerelle suit désormais une trajectoire plus erratique et rapide encore qu'auparavant, qui te fait perdre 10 minutes de ton temps initiale et infligera un malus de +1 à tout tes jets de dés ultérieurs pour interagir avec la passerelle.

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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 17:06

Tout va presque bien,
dans le meilleur des nouveaux mondes ...

Avec un tonnerre assourdissant, les découpleurs explosifs, sensés expédier dans la bonne direction les deux câbles armés de leurs électroaimants sur leur cible s'activèrent brutalement, et provoquèrent une secousse dans tout le petit vaisseau. Dina fit de son mieux pour maintenir son assiette et ne pas partir en vrille, mais ses thrusters encaissèrent difficilement le choc, et elle oscilla, sur elle même avec appréhension. Elle parvînt à réorienter son appareil dans la bonne direction, mais c'était trop tard : les deux électroaimant percutèrent l'un des angles de la cabine à cent-soixante kilomètres par heure, et brisèrent le peu d'assiette que leur timonier avait réussit à maintenir jusqu'alors. La cabine partit en tonneau et s'éloigna rapidement des trois vaisseaux de sauvetage.

[Zoulou 1] Putain de merde ! Qu'est ce que vous foutez Mamouth ?
[Dina] BORDEL ! QUI EST LE CRÉTIN QUI A TROUVE QUE CE SERAIT UNE BONNE IDÉE DE REMPLACER DES DÉCOUPLEURS HYDRAULIQUES PAR LA VERSION A MICROCHARGE ?

Personne ne répondit de l'autre côté, et Dina tempêta contre elle-même et contre l'ingénieur idiot qui avait conçu cet appareil, puis elle se ressaisit, se concentra, et vérifia l'intégrité de ses deux câbles de remorquage. Inutilisables, naturellement. Parce qu'un problème ne peut pas venir seul. Elle poussa un long soupir là, et largua les deux modules. Cet abordage allait être sportif.

Il lui fallut quatre longues minutes pour se repositionner et approcher de sa cible, et deux autres pour trouver le bon angle d'attaque pour sa prochaine manœuvre. Puisqu'elle ne pourrait amener la passerelle à elle, elle irait à la passerelle. Au total, c'est dix minutes de leur temps qui avaient été perdues, entre les manœuvres de repositionnement et la passerelle qui accélérait maintenant en direction de l'extérieur de la bulle quantique.

Elle dépassa donc le débris, en filant comme une demeurée pour arrêter son remorqueur au milieu de la trajectoire de sa cible. Puis, activant les puissants électroaimants ventraux de l'appareil, elle orienta son nez vers le "haut" et activa ses thrusters dorsaux pour filer à prêt de 8 mètres par seconde droit sur sa cible. La manœuvre était risquée. Mais si elle marchait elle aurait une prise tellement solide sur la passerelle qu'elle pourrait presque la ramener à bord de l'Aldebaran sans l'assistance de Zoulou 1 et de Zoulou 2.
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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 17:09

Lancés de dés

Considérant la situation (décombres, mouvements erratiques de la cible, rotation ...), l'action est toujours considérée comme difficile, et demandera un jet de dextérité (1D12). Un bonus de +1 doit y être appliqué pour savoir si cette dernière fonctionne.

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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 17:10

Jet de dextérité

Niveau de caractéristique : 8 (vu que malus, je le met là, c'est plus simple)


Dernière édition par Derylion Sector Starfleet le Dim 16 Avr - 17:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 17:10

Le membre 'Derylion Sector Starfleet' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'D12' : 7
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Rép. de Munto Cordia

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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 17:54

Tout va presque bien,
dans le meilleur des nouveaux mondes ...

BONK ! Le remorqueur percuta la passerelle, et aussitôt, à l'instant exact ou cela était nécessaire, Dina poussa à fond la manette de ses thrusters, histoire de pousser le débris et en même temps, de se maintenir collée à lui. Elle scrutait avec insistance et inquiétude son barre brise, sur lequel figurait désormais en gros plan le rapport de connexion de son aimant ventral avec l'appareil cible. Bientôt, la mention "Locked" apparut en vert sur son écran. Elle coupa alors aussitôt les gaz et activa l'assistance à la stabilisation de son ordinateur de bord. Elle le programma également pour lui indiquer que l'appareil était très déséquilibré au niveau de son ventre, et scruta avec inquiétude les niveaux de réserves de son monopropellant, qui, naturellement, atteignirent presque zéro avant que l'appareil ne soit stabilisé. Elle avait toujours son réservoir principal, mais dans ces conditions, un appontage sur l'Aldebaran serait sportif. Elle se mordit la lèvre, mais constata toutefois qu'elle avait désormais annihiler toute vitesse verticale, horizontale et latérale par rapport à l'Aldebaran, le cœur de la bulle quantique. Ils étaient en sécurité. Ou presque. Un problème à la fois.

Elle se recula donc sur son siège et poussa un long soupir de soulagement, et de libération après cette manœuvre délicate.

[Dina] Zoulou, ici Mamouth. Allez-y, récupérez-moi ces éclopés. Et dites moi si l'Amirale est en vie. Et s'il leur reste du monoprop' a bord. Sinon je vais avoir un peu de mal à rentrer.
[Zoulou 1] Merci Quayl'Umbra. On vous embarquera au pire.

Dina maugréa dans le comlink et se tourna vers la réserve de bord. Ils en avaient pour vingt bonnes minutes à embarquer l'équipage. Pendant ce temps là, elle avait bien droit à un snack non ? Elle trouva une barre énergisante et ouvrant son casque (elle ne risquait plus de voir un débris traverser le pare brise à présent), mordit à pleine dents dedans. Mais moins de quinze minutes plus tard, alors qu'elle terminait son quatre heure, on lui envoya un message signifiant que tout le monde était à bord des navettes, que l'amirale était dans un état critique, mais qu'elle était en vie, et qu'il restait un peu de place à bord de Zoulou 2, si jamais il lui prenait l'envie de se promener.

[Dina] Négatif Zoulou 2, je vais essayer de ramener ce tas de ferraille à bon port plus tôt ... J'ai une vague idée de comment m'y prendre. Mais y'aura des rayures sur la coque. Et puis, Hackerman ne me pardonnera pas de lui perdre un remorqueur dès ma première sortie. Et il me le ferra payer au repas de ce soir. Vous savez comment je cuisine Zoulou 1 ?
[Zoulou 1] Moins bien que vous pilotez ?
[Dina] Encore pire. Lui, au moins, il sait à peu prêt faire des pâtes.
[Zoulou 1] Ok Mamouth. Bon vol et bonne chance ! Zoulou 1 terminé.

Les deux navettes se décrochèrent alors des sas de dockage de la passerelle et s'élancèrent dans le vide spatial, pour rejoindre, à toute allure, la baie-hangar de l'Aldebaran, a vingt minutes de là. Dina, pour sa part, décrocha la passerelle sitôt qu'ils eurent atteint la distance de sécurité, puis réorienta l'assiette de son vaisseau à l'aide de sa roue directionnelle (un appareil antédiluvien qui tournait à l'avant du vaisseau pour produire des forces à même de lui permettre de pivoter sur lui-même). Forcément, la manœuvre fut beaucoup plus lente et complexe que si elle avait utilisé ses réserves de monopropellant. Mais elle trouva finalement bientôt un angle de vol convenablement et établit une course vers le ventre du croiseur de bataille. Evitant quelques débris en vol en utilisant ses dernières gouttes de monopropellant, elle arriva bientôt en vue du ventre du vaisseau, ou l'immense baie hangar était à nouveau sortie, et ou elle observait à présent les deux navettes se fixer à leurs rails d’appontage. Pour sa part, elle manœuvra afin de montre ses réacteurs à sa cible et réduisit sa vitesse à cinquante centimètres par seconde. Puis, manœuvrant à l'aide de sa roue directionnelle, elle élimina tout les résidus de vitesse ascensionnelle et latérale de son vaisseau, de sorte qu'elle évoluait désormais sur un plan totalement parallèle au ventre du croiseur. Là, elle reprit donc un peu de vitesse, remontant à un mètre par seconde, et visa le gigantesque trou dans la baie hangar.

[Dina] Mamouth à tour de contrôle. Parée pour l'appontage. Mais je suis à court de monopropellant. Impossible d'utiliser les thrusters, et donc appontage classique impossible.
[Tour de contrôle] Pas de problème Mamouth. Attendez-vous à un contact désagréable dans les jambes quand on repliera la baie hangar.

Dina coupa la transmission, et se laissa ainsi lentement glisser dans le hangar. Elle s'était positionnée relativement bas dans ce dernier, afin de limiter la hauteur de "chute" (en réalité, c'est plutôt le plancher du hangar qui allait remonter à sa rencontre). Lorsqu'elle fut arrivée à peu prêt au milieu de la gigantesque installation, elle ouvrit ses patins d'atterrissage et activa son moteur à 10% de sa puissance, afin qu'il élimine toute vitesse horizontale. Arrivée à zéro mètres par seconde, elle coupa le réacteur, stabilisa son assiette à l'aide de sa roue directionnelle et envoya le feu vert à la tour de contrôle pour le repli de la plateforme. Lentement, elle observa alors le sol monter dans sa direction, et moins de quatre seconde après le début de la manœuvre, sentit un choc violent dans les jambes de son appareil, qui, toutefois, tinrent bon (elles devaient pouvoir supporter le poids du vaisseau sur un monde à forte gravité. Ce n'était donc pas ce petit hangar de rien du tout qui allait leur faire peur).

Deux minutes plus tard, elle reçut confirmation de la tour de contrôle que le hangar était bien étanche :

[Tour de contrôle] Tout est en ordre Mamouth. Maintenant vous avez deux heures environ pour penser à votre vie et à son sens pendant qu'on pressurise la baie hangar. Le capitaine Hackerman toutefois, n'a pas l'air de vouloir attendre tout ce temps, et il vous demande donc vers quelle destination il devrait orienter la flotte.
[Dina] L'Amirale Corde est à bord de Zoulou 2. Qu'il lui demande à elle.
[B. Hackerman] Négatif Dina, l'Amirale Corde est dans le coma. Et le médecin de pont Julaan n'est pas optimiste quand à son état. Deux traumas crânien et une fracture de la colonne vertébrale au niveau de l'abdomen. Elle a également subit un arrêt cardiaque de plusieurs minutes. Son pronostic vital est sérieusement engagé. La vérité c'est qu'on ne sait même pas si elle n'est pas déjà un vulgaire légume.

La déclaration du capitaine Hackerman, au travers de la radio, fit l'effet d'une dague qu'on lui enfonçait dans le crâne à la Telaari. Elle s'efforça de garder son calme et de ne pas céder au désespoir. Mais elle ne put s’empêcher de penser que les deux prochaines heures allaient être les plus longues et les plus difficiles à vivre de sa vie. Elle fut presque tentée de sortir maintenant, dans sa combinaison spatiale, pour rejoindre un sas pressurisé et foncer à l'infirmerie. Mais la voix du capitaine la ramena à la réalité :

[B. Hackerman] Dina ? Destination ? On n'a plus qu'une demi-heure de réserve.
[Dina] Omicron Inanis, fit-elle en se remémorant vaguement la carte qui avait flotté un instant dans la salle de commande. On va à Omicron Inanis. Et ne faites pas trop d'arrêts. On a mieux à foutre de nos vies, que de nous balader à bord d'un croiseur de bataille.
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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 19:16

Tout va presque bien,
dans le meilleur des nouveaux mondes ...

Six mois. Six longs mois dans le vide interstellaire. Six mois pendant lesquels Dina avait déplacé son bureau dans la cabine de l’hôpital de bord ou l'amirale Corde dormait, impassible, sur son lit, une perfusion plantée dans son bras gauche, et une assistance respiratoire fixée sur son visage. Son état s'était stabilisé deux heures après son embarquement sur l'Aldebaran. Diagnostic : elle vivrait. Mais elle ne pourrait plus jamais marché. Dans n'importe quel hôpital de la FTU, on aurait put faire en sorte de lui rendre l'usage de ses jambes grâce aux progrès de la médecine moderne. Les modifications envisageables étaient nombreuses et les remèdes simples à mettre en place. Mais ici, Dina s'aperçut vite que même la médecine du vingtième siècle allait leur sembler très avancée sur certains aspects.

Quoiqu'il en soit, elle apprit la gestion d'une flotte sur le tas, et apprit aussi assez rapidement à déléguer la plupart de ses décisions aux hommes et aux femmes les plus compétents. Elle fit donc en sorte de placer ces derniers et ces dernières aux postes à responsabilité, renvoyant s'il le fallait les moins utiles de sa structure de commandement, et conservant uniquement ceux qui étaient en mesure de faire d'un esprit d'initiative élaboré. Elle passait aussi le plus clair de son temps à donner ses instructions d'un air absent, se demandant comment l'amirale gérerait telle ou telle situation. Le sentiment de ne pas être à sa place l'assaillait régulièrement et lui faisait souvent perdre patience. Mais elle tînt bon. Du mieux qu'elle put.

Et après un mois passé dans leur système de destination, Omicron Inanis, elle reçut un rapport fatigant : pas de planète de taille acceptable dans le système. Une moue boudeuse se figea sur son visage lorsqu'elle donna finalement l'ordre de rebrousser chemin. Ils venaient de perdre de précieux mois de ravitaillement pour une chimère, et allaient devoir parcourir des astres vides, à la recherche d'un monde digne de ce nom.

Après trois nouveaux, et longs mois de vols, la flotte entra dans le système de Mu Inanis. Et on ne lui signala qu'une géante gazeuse et une autre planète, ridiculement petite et probablement inhabitable. Elle se décida donc à abandonner son poste et à rejoindre la passerelle de commandement, pour le dernier saut de cette année, qui les conduirait à Nu Inanis. Et cette fois, elle espérait bien que la chance leur sourirait.

Et effectivement, la chance leur sourit. Le système de Nu Inanis comptait de nombreuses planètes, et si aucune ne présentait d'environnement habitable, Dina avait toutefois un bon à priori sur le système, aussi, elle ordonna le passage en revue du système et dispatcha des vaisseaux coloniaux sur chacun des mondes du système afin de lui en faire un rapport. Elle l'aurait dans le courant de l'année prochaine ...
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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Dim 16 Avr - 21:22

Tout va presque bien,
dans le meilleur des nouveaux mondes ...

HJ : Un mois de perdu sur le déplacement du tour précédent que j'avais mal compté. Reste onze mois pour ce tour.

Cependant, l'exploration de Mu Inanis avait à peine commencé qu'au final, Dina se ravisa. Elle ne pouvait guère se permettre de faire choux blanc une année de plus. Le ravitaillement de sa flotte diminuait, et la date fatidique ou ils devraient fonder une colonie, qu'importe les conséquences, approchait. Elle voulait donc atteindre un monde parfaitement viable, ou au moins facile à terraformer, au plus vite.

Au départ, elle avait ciblé Omicron Inanis parce que son objectif premier était de s'éloigner le plus possible du trou noir, et de cacher une colonie en orbite d'un astre ou une éventuelle flotte de poursuivants sortant du trou noir ne pourrait pas la trouver. Cependant, maintenant qu'elle avait constaté que tirer l'avenir à coup de dés ne fonctionnait pas, elle choisit la sécurité. Aussi, sa flotte bondit-elle vers Lambda Inanis, une naine jaune avec une large zone d'habitabilité et de bonnes chances de localiser un monde habitable. Là, ses vaisseaux se dispersèrent et lancèrent le scan des différentes planètes du système.
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MessageSujet: Re: Tout va presque bien dans le meilleur des nouveaux mondes   Lun 17 Avr - 14:51

Tout va presque bien,
dans le meilleur des nouveaux mondes ...

A la fin du mois de "Février", Dina, qui continuait de veiller sur le corps inanimé de l'Amirale Corde (laquelle n'était plus sous assistance respiratoire à présent, on attendait seulement son réveil), reçut alors sa première bonne nouvelle depuis bien longtemps : le Système de Lambda Inanis était tout sauf un système "Lambda". Il était même ce qu'on pourrait qualifier de système "Super habitable". En effet, il comptait de très nombreuses lunes et planètes tout à fait apte à accueillir des colonies. De grands projets d'exploration s'ouvrirait probablement dans les prochains jours. Nuls doutes qu'il y allait y avoir du travail.

En effet, Lambda Inanis comptait pas moins de dix planètes, dont aucune n'était directement habitable, certes, mais un certain nombre d'entre elles comptaient toutefois des lunes tout à fait intéressantes : deux d'entre elles comptaient un climat montagneux, et l'une des deux portait même les stigmates d'une ancienne civilisation de précurseurs : les ruines, couvertes par la végétation, de gigantesques arcologies la recouvraient. Deux autres lunes étaient de type savanneuse, et si l'une des deux était impropre à la colonisation de civilisations très avancées du fait d'un puissant champ magnétique, un vaisseau d'exploration avait toutefois repéré, prêt du pôle sud, l'épave abandonnée d'un cargo Solar Beam. Peut-être que des humains s'y étaient déjà installés ? Il faudrait envoyer une équipe de reconnaissance se renseigner, nouer le contact, et leur offrir l'asile si besoin était. Enfin, l'une des lunes portait les stigmates d'une ancienne guerre nucléaire, ou en tout cas, d'une irradiation majeure, mais son atmosphère était respirable. Quand à la dernière, il s'agissait d'un tout petit monde au climat glacial, néanmoins intéressant à plus long terme.

Toutefois, la planète qui intéressait les rescapés de la Flotte du secteur Derylion était Lambda Inanis IV. Et surtout sa première lune (sur trois), Lambda Inanis IVa. Un monde au climat continental, proche de la terre, grouillant d'une vie alien qui ne comptait aucune forme d'intelligence. Les premières estimations de l'équipage du vaisseau chargé du scan avait considéré que la biodiversité de ce monde était au moins égale à celle de la terre.

Un système super habitable donc. Et la première des décisions de la nouvelle cheffe de la Flotte du secteur Derylion, qui commençait doucement à rentrer dans son uniforme, fut donc d'ordonner à l'équipage de la flotte de lancer les opérations de colonisation.

Le nouveau nom de ce monde ? Munto Cordia, ce qui signifiait en Telaari, l'Espoir de Corde. En hommage à l'héroïne de guerre qui les avait tous sauver, et qui dormait toujours dans la cabine de l'hôpital de l'Aldebaran ...
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